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« La bande originale de mon monde intérieur » : ce compositeur deux-sévrien sort un deuxième album... |
Originaire d’Échiré (Deux-Sèvres), Alexandre Millet sort son deuxième album. Entre jazz, pop et world music, « Athome » invite à découvrir l’univers du compositeur.
L’éclectisme règne chez les Millet d’Échiré. Entre la commercialisation de jeux pour les collectivités, la politique et la pratique du football, Alexandre s’est fait une place dans le domaine artistique. Dès l’âge de six ans, son oreille musicale le conduit à s’essayer au piano familial, avant ses premiers cours, quatre ans plus tard.
Mélomane dans l’âme, il revendique ce besoin viscéral de vivre de son art. De ses premiers cours de piano au conservatoire de Niort, jusqu’au centre des musiques du célèbre Didier Lockwood intégré à 20 ans, il va apprendre, se former, pour, 25 ans plus tard, sortir son deuxième album. Rencontre avec celui qui a conçu « Athome » accompagné pour l’occasion par Édouard Coquard à la batterie, d’Émile Parisien au saxophone et de Jérôme Arrighi à la contrebasse.
Quelles ont été vos influences musicales ?
Alexandre Millet : « Keith Jarrett évidemment. Il y a aussi McCoy Tyner, que j’ai découvert en concert en 1997 au Moulin du Roc, avec un jeu très rythmique. Je crois que c’est ce que je préfère dans le piano, c’est le côté percussion. Esbjörn Svensson et Brad Mehldau, m’ont aussi beaucoup marqué. »
Comment qualifiez-vous cet album ?
« C’est un album introspectif, une invitation au voyage, un besoin que j’ai eu en 2020 de me connecter à mon intériorité et de la partager. Comme si c’était la bande originale de mon monde intérieur. Et stylistiquement, c’est à la frontière du jazz, de la pop et de la world music. »
C’est donc un album très personnel ?
« Oui, complètement. Les onze titres qui composent l’album évoquent les traumatismes, l’hérédité, le transgénérationnel. Notre existence est balisée par tous ces héritages. Certains dont on souhaite se défaire, d’autres avec lesquels on aimerait cohabiter paisiblement. Athome est l’expression de tout ce patrimoine qui fait de nous ce que nous sommes, c’est l’expression extérieure de ce que j’ai découvert à l’intérieur. »
www.alexandremillet.fr