|
« Des souvenirs différents mais impérissables » : ce Deux-Sévrien incarne la passion du théâtre depuis 60 ans... |
1
Joseph Compostel (debout) incarne le théâtre à Chauray. Ici, lors des répétitions de la pièce « La Pastorale des santons de Provence » jouée fin décembre à Chauray. © CO
L’art vivant accompagne la vie de Joseph Compostel depuis une soixantaine d’années. Rencontre avec cette figure des Arlequins, la troupe de théâtre de Chauray.
Joseph Compostel est sur le pont depuis environ 45 ans avec la troupe de théâtre chauraisienne Les Arlequins. Rétrospective d’un passionné de cet art vivant.
Voilà plus de 45 ans que vous êtes engagé avec les Arlequins ?
Joseph Compostel : « Les Arlequins ont été créés en 1979 par une poignée de Chauraisiens. À travers mon expérience, leur souhait était que je structure une troupe, en fédérant les bonnes volontés candidates pour l’aventure, puis choisir l’œuvre théâtrale correspondant aux moyens humains et enfin assurer la mise en scène. « Caroline a disparu » fut la première pièce interprétée sur les planches, sous la présidence d’Etiennette Travers, avant que je ne lui succède dans cette fonction jusqu’en 1991. Après un arrêt de deux ans, je suis revenu pour jouer et assurer la mise en scène, jusqu’à aujourd’hui. »
Que vous apporte le théâtre ?
« Les êtres humains ont besoin de se rassembler en dehors du travail et de la famille, autour d’un projet associatif, qu’il soit sportif, culturel, ou caritatif. De 1959 à 1975 je faisais partie de la troupe locale de Boismé, mon bourg natal dans le nord du département. C’est au théâtre que j’ai ressenti le plus intensément le lien social qu’apporte la vie associative. Le théâtre c’est toute l’émotion que l’acteur donne aux phrases et aux mots, dans une histoire qui n’est pas la sienne. »
Vous avez aussi développé une troupe pour les jeunes ?
« J’ai voulu transmettre la flamme à des enfants en créant l’école de théâtre en 1999, au moment de mon départ à la retraite. Pendant ces 26 années, j’ai eu le plaisir de voir beaucoup d’enfants s’ouvrir aux émotions. Quelle joie de les voir dépasser leur timidité. Ils repartent avec un gros cadeau, la confiance en eux. »
Quels sont vos meilleurs souvenirs ?
« Les pièces que j’ai pu jouer depuis plus de 60 ans m’ont apporté des souvenirs difficilement classables. Du drame au comique, du vaudeville, en passant par les policiers ou la chronique, toutes m’ont laissé des souvenirs forcément différents, mais impérissables. »