« Marre des collants à 7 euros qui filent ! »Voilà une cause qui mérite qu'on se batte pour elle. Elle a été lancée par une certaine Marie Y. sur le site de pétitions en ligne Avaaz. Plus de 3 300 consommatrices l'ont déjà signée, agacées par les « échelles », ces trous qui se propagent de maille en maille. Le gouvernement aurait tort de minimiser « ce scandale » qui frappe porteuses de bas et collants. « Les femmes dépensent en moyenne 150 euros par an pour gainer leurs jambes, détaille Marie Y. En ces temps de crise, ces arnaques et ces gâchis sont inacceptables. »
C'est bien l'obsolescence programmée, raccourcir sciemment la durée de vie des biens de consommation, qui est visée. La solidité des bas nylon de Dupont de Nemours, réputée après-guerre, a été diminuée par les chimistes américains dans les années 1960. La matière incassable faisait stagner les ventes ! La quantité d'addictifs protecteurs du tissu a été réduite pour arriver à cette fin : trous et rachats obligatoires...
Ce combat du collant rejoint celui, plus général, des écologistes du Sénat qui ont déposé, une proposition de loi pour lutter contre cette « stratégie industrielle » du bas de gamme, le 18 mars. Le ministre Benoît Hamon est invité à penser à nos gambettes dans sa loi de consommation de juin.