Les marques de vêtements de sport ont, depuis quelques années, changé leur stratégie de vente. Il ne s'agit plus d'équiper les sportifs uniquement pendant leur pratique, mais de les habiller quotidiennement.
Dans cette optique, les équipementiers ont une astuce : adapter le sportswear à la vie de tous les jours. Le parfait exemple, ce sont les maillots de football.
Tous les clubs proposent plusieurs tuniques pour leur équipe. Entre le maillot domicile, le maillot extérieur et le troisième maillot, au moins une tenue se distingue par son style casual (cool sans être négligé).
Les clubs osent l'originalité
Coupe moulante et cintrée ou tissu qui régule la transpiration tout en offrant un confort optimal. Nous sommes loin des maillots des années 1990, amples et incompatibles avec la sortie en centre-ville.
Adidas s'inscrit dans cette ligne de conduite en équipant l'Olympique de Marseille d'un maillot en jeans, avec poche sur la poitrine. « Le jeans est le vêtement universel par excellence. Cette matière correspond à l'ADN du club, populaire, transgénérationnel et fédérateur », peut-on lire sur le site Internet du club.
Les autres équipes suivent le pas : l'Olympique Lyonnais arbore un maillot fluorescent. Lille propose une tenue noire et dorée très épurée. Les Girondins de Bordeaux portent un haut fleuri.
Les Corses de Bastia décrochent la médaille d'or : leur troisième maillot est aux motifs camouflage et leur maillot domicile cache, à l'intérieur, l'emblématique tête de Maure, visible lorsque les joueurs retournent le maillot sur leur tête pour fêter un but...
Du côté de l'Ouest, le nombre de maillots vendus semble insuffisant pour que les équipementiers se lancent dans de l'urbain
Mathias LLORET.