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Palestine 36, un film diffusé à Penmarc’h nécessaire... |
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La projection de la fresque historique de la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir sera suivie d’un ciné-débat au cinéma de Penmarc’h. © D.R
Avec Palestine 36, la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir signe une fresque historique où elle évoque la révolte arabe, de 1936 à 1939, méconnue mais fondatrice de l’histoire palestinienne. Il est diffusé au cinéma de Penmarc’h (Finistère), le lundi 9 février 2026 à 20 h 30.
En 1936, la Palestine est administrée par les Britanniques depuis que la France et le Royaume-Uni se sont partagé le Proche-Orient à l’issue de la Première Guerre mondiale. La puissance occupante, qui avait soutenu le nationalisme arabe contre l’Empire ottoman, gère le territoire, tout en laissant des Juifs, qui ont fui le fascisme en Europe, s’installer en terre sainte. Une révolte lancée par les paysans va peu à peu gagner les villes avant d’être réprimée dans le sang.
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Cette fresque historique, signée par la cinéaste palestinienne Annemarie Jacir raconte cette histoire comme un moment de trahison d’une juste cause nationale. Palestine 36 permet de comprendre le sentiment de colère et de dépossession, la complexité des intérêts individuels et les mécanismes d’oppression dans la région et rappelle l’attachement viscéral des Palestiniens à leur terre.
« Acte de résistance »
Après le 7 octobre, la production du film se délocalise en Jordanie. Mais treize mois plus tard, l’équipe peut enfin revenir en Palestine pour achever le tournage. En novembre 2024, face à une situation géopolitique toujours instable, Palestine 36 boucle sa dernière phase de tournage. Annemarie Jacir a réalisé le premier long métrage tourné par une réalisatrice palestinienne, Le Sel de la Mer.
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Après une vie d’exil, la cinéaste multi- récompensée, née à Bethléem, signe ici son quatrième film , le seul tourné en Palestine au cours des deux dernières années. Le récit a du rythme, un sens du romanesque et l’attachement à une forme d’authenticité car Annemarie Jacir a choisi de rester aux côtés des siens pour écrire leur histoire ».
Ciné-débat
Claude Leostic, présidente de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) de Brest, animera un débat autour du film en évoquant la situation actuelle en Palestine au regard de l’Histoire racontée dans le film. Dès 19 h 45, l’association Solidaire’Etic présentera en dégustation-vente des produits palestiniens de petits producteurs de Cisjordanie. L’association Kemper-Balata (jumelage de la ville de Quimper avec le camp de réfugiés de Balata à Naplouse) présentera des actions à venir, notamment la venue de danseuses palestiniennes à Quimper (Finistère).
Palestine 36, Salle Cap Caval. Ciné-débat, lundi 9 février à 20 h 30. Autre projection le mardi 10 février à 17 h 30.