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À Guer, le manoir Saint-Gurval sert de décor à un court-métrage fantastique... |
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Pendant le tournage du court-métrage dans l’une des pièces du manoir, chamboulée pour l’occasion. © Ouest-France
Pendant trois jours, l’imposant manoir situé à Guer (Morbihan) a servi de cadre à un court-métrage fantastique, coproduit par Sylvain Bresson, directeur de la société de production Le Petit remorqueur.
Jeudi 19 mars 2026, il règne une ambiance inhabituelle à proximité du manoir Saint-Gurval, superbe bâtisse bourgeoise construite au tout début du XXe siècle sur les hauteurs de Guer, dans le Morbihan. Plusieurs camionnettes remplies de matériel ont envahi la cour intérieure et les abords. Une batterie de projecteurs illumine le site. Des techniciens armés de talkies-walkies peaufinent les décors. Quelques figurants se chambrent en faisant les ultimes essayages de leurs costumes.
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Bienvenue sur le tournage de « Nyctalopie », un court-métrage fantastique de vingt minutes, écrit et réalisé par Mélanie Dagnet, une jeune cinéaste originaire de Montpellier (Hérault). Le titre est un peu intriguant,
reconnaît Sylvain Bresson, responsable de la société de production Le petit Remorqueur, basée à Beignon et coproducteur du film.C’est l’histoire d’une jeune femme ruée de coups par un client à l’hôtel, lors d’une passe. Elle est récupérée inanimée par un jeune homme qui dit la connaître. Pourtant, elle ne se souvient pas de ce garçon si gentil mais si étrange.
Depuis trois jours, une équipe d’une trentaine de techniciens et d’artistes occupent le manoir. À l’intérieur, tout a été chamboulé pour permettre le tournage. L’endroit correspond parfaitement à ce que nous cherchions,
poursuit Sylvain Bresson. Mélanie a été subjuguée. Il est beau, imposant… Les pièces correspondent bien à l’ambiance fantastique que nous voulons infuser.
Le tournage, la partie visible de la fabrication
Silence plateau ! Moteur ! »,
lance Mélanie Dagnet. Une voix lui répond : Ça tourne !
. On entendrait une mouche voler. La scène se passe dans une soirée étudiante assez angoissante »,
avec des effets spéciaux impressionnants. La réalisatrice se place derrière son écran de contrôle, appelé aussi « combo », pour voir ce que filme le chef opérateur et met son casque pour entendre ce qu’enregistre l’ingénieur du son avec sa perche. Le tournage n’est que la partie visible de la fabrication d’un film. Plusieurs corps de métiers sont mobilisés simultanément,
précise Sylvain Bresson. C’est un moment aussi crucial qu’intense, qui nécessite réactivité et disponibilité.
Financé en partie par la région Bretagne, « Nyctalopie », dont le budget se monte à 41 000 €, sera diffusé en fin d’année. Il sera projeté à Guer et à Plélan-le-Grand
(Ille-et-Vilaine, où plusieurs scènes ont été tournées ; NDLR) puis dans des festivals de courts-métrages bretons,
conclut Sylvain Bresson. On peut espérer également le voir passer à la télévision.
« Nyctalopie » est la neuvième fiction du Petit remorqueur.