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Victime d’un malaise cardiaque, le chauffeur de bus sauve les élèves avant de mourir... |
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Les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur place et ont pratiqué un massage cardiaque pendant environ une heure. (photo d’illustration) © Joël Le Gall/Ouest-France
Un conducteur de car est décédé dans la soirée de mardi 9 décembre en Charente-Maritime, alors qu’il ramenait une quarantaine d’élèves d’une sortie scolaire. Soudainement pris de vomissements, il a été victime d’un malaise cardiaque. Avant de s’effondrer, il a réussi à garer son véhicule sur le bas-côté de la route, mettant ainsi les lycéens en sécurité.
Son dernier réflexe aura sauvé plusieurs vies. Dans la soirée de mardi 9 décembre en Charente-Maritime, un chauffeur de bus scolaire a été victime d’un malaise cardiaque alors qu’il ramenait une quarantaine de lycéens d’une sortie au théâtre à La Rochelle, rapporte ICI Charente . Il a pris le temps de garer son véhicule sur le bas-côté de la route, à hauteur de Saint-Vivien, et de faire sortir tout le monde avant de s’effondrer.Â
« Il a garé son car en urgence car il s’est mis à vomir du sang. C’est une adulte qui a vu qu’il n’était pas bien et qui lui a préconisé de se garer », indique Stéphane Villain, maire de Châtelaillon-Plage et président du SDIS Charente-Maritime, dans les colonnes du Parisien . « Et c’est ce qu’il a fait. Heureusement, parce que ça aurait pu être beaucoup plus grave », ajoute-t-il.
Une heure de massage cardiaque
Les secours ont été alertés par les professeurs aux alentours de 21 h 30. Les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur place et ont pratiqué un massage cardiaque pendant environ une heure, selon la radio locale. Malgré leurs efforts, le chauffeur, âgé de 55 ans, n’a pas pu être réanimé. Il a été déclaré décédé sur place.
Les lycéens ont été mis à l’abri dans une salle municipale de la commune de Saint-Vivien. Un autre conducteur les a ensuite ramenés à leur lycée, où les attendaient leurs parents. « Il semblerait qu’il n’y ait pas de choc psychologique. D’ailleurs, la cellule psychologique a été abandonnée. Les adultes ont sûrement été plus choqués », confie Stéphane Villain.