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Stéphane Bern fait parler les murs de la Cité interdite en Chine... |
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Dans le documentaire présenté par Stéphane Bern, La qualité des images est au rendez-vous et l’immersion dans l’épopée impériale de la Chine enrichissante, grâce à des images 3D et à l’intervention de sinologues de renom. © photlook – stock.adobe.com
« France 2 » ouvre l’extraordinaire ensemble architectural médiéval de Pékin lors d’un nouveau numéro passionnant de « Si les murs pouvaient parler », en prime time dès le mardi 20 juillet.
Stéphane Bern présente cet été quatre inédits, avec la participation de grands spécialistes et des reconstitutions en 3D : la Cité interdite de Pékin (Chine), le Palais Royal de Madrid (Espagne), Le Palais Quirinal de Rome (Italie) et le Sénat.
France 2 propose un premier lieu de pouvoir exceptionnel, inaccessible et distant par essence, la Cité interdite, au cœur des grandes lignées du mandat céleste avec les dynasties Ming (Han) et Qing (Mandchous) et les intrigues de Cixi, concubine hissée au rang d’impératrice. « Les lieux de pouvoirs sont fascinants parce qu’ils servent de décor à des passions humaines incroyables, exacerbées », explique Stéphane Bern, qui présente depuis un plateau, à son plus grand regret, Si les murs de la Cité interdite pouvaient parler, sur France 2. « Pour y être allé auparavant, j’ai eu l’occasion de pénétrer cet État dans l’État qui bruissait des ambitions, des crimes et des passions autour des enjeux de pouvoir. La Chine imposant une quarantaine, seule les équipes s’y sont rendues pour filmer », explique le défenseur du patrimoine. La qualité des images est vraiment au rendez-vous et l’immersion dans l’épopée impériale de la Chine enrichissante, grâce à des images 3D et à l’intervention de sinologues de renom.
La Cité interdite pouvait accueillir 900 000 personnes
Cet ensemble architectural médiéval du XVe siècle, riche en symboles, se compose de 980 modules qui regorgent de trésors sur 72 hectares. Ville dans la ville, la Cité interdite pouvait accueillir 900 000 personnes. Les techniques de construction des charpentes avec dougongs, pièces spécifiques de l’architecture chinoise, sont révolutionnaires pour l’époque. La symétrie des bâtiments trace l’écriture du caractère signifiant souverain, formé de trois traits horizontaux et d’un trait vertical. Les bâtiments de part et d’autre d’un axe nord sud étaient construits concomitamment afin d’inscrire magiquement le temps dans l’espace. Partout le Ying et le Yang s’équilibrent, emblèmes du « penser par deux », à l’image les deux grands chiens-lions de la porte de la pureté céleste. Le documentaire s’attache au quotidien des 24 empereurs qui se sont succédé, mais aussi à celui des eunuques et des concubines.
Les Jésuites proches de l’empereur Kangxi
Si les murs de la Cité interdite pouvaient parler revient aussi sur les liens intimes que les Jésuites ont entretenu, un temps, avec l’empereur Kangxi (1654-1722), lettré passionné par les sciences, sous le règne de Louis XIV. Le prêtre savant Ferdinand Verbiest vivait ainsi sa mission : « Sous le manteau étoilé de l’astrologie, notre sainte religion s’introduit facilement ». L’empereur autorisa la construction d’une église, d’une résidence et d’une bibliothèque et créa des ateliers impériaux à l’image de ceux de Versailles. Un dernier volet enfin s’intéresse à la céramique dont les marques impériales font les grandes heures des ventes aux enchères actuelles.
« Si les murs de la Cité interdite pouvaient parler » à 21 h 05 sur « France 2 »