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Si vous téléphonez au volant dans ce département, votre permis sera désormais suspendu immédiatement... |
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La préfecture de la Charente-Maritime a annoncé mercredi 4 février 2026 que désormais le permis de conduire sera retiré immédiatement aux automobilistes surpris au téléphone au volant. Photo d’illustration. © Petto123 / Pixabay
Face à la hausse persistante de la mortalité routière en Charente-Maritime, le préfet a annoncé mercredi 4 février un durcissement des sanctions contre l’usage du téléphone au volant. Prochainement, comme dans les Landes, tout conducteur pris en infraction s’exposera à une suspension immédiate de son permis.
Avec 45 morts sur les routes de Charente-Maritime en 2025, dont sept imputables à l’usage de distracteurs, principalement le téléphone portable, le préfet Brice Blondel a décidé de durcir les sanctions. Ce mercredi 4 février 2026, il a annoncé la suspension du permis de conduire pour tout automobiliste surpris avec un portable au volant, rapporte Sud-Ouest . Une mesure déjà expérimentée dans les Landes depuis le mois d’octobre 2025 et qui, selon le préfet, « a porté ses fruits ».
« Pour l’année 2026, on en est déjà à sept morts et ce sont des morts évitables », a déclaré le préfet cité par Ici La Rochelle , évoquant « un massacre » en rappelant les chiffres de 2025. Il souligne que dans 90 % des cas les mêmes facteurs aggravants sont en cause : vitesse excessive, alcool, stupéfiants et téléphone au volant.
« Les comportements ont du mal à changer »
La nouvelle sanction prévoit une suspension de permis pouvant aller jusqu’à trois mois. Un outil répressif soutenu par Frédéric Ebel, vice-procureur de la République de La Rochelle. « Il faut être conscient que le délinquant routier est celui qui tue le plus en France », justifie-t-il, affirmant préférer une sanction lourde à « un cadavre sur une bordure de route ». Même constat du côté des secours. « Les soignants qui vont sur place sont marqués, parce que ce sont des mauvaises nouvelles qu’on annonce à des familles et des vies brisées », témoigne le chef de service du Samu 17.
Les gendarmes ont cumulé 112 000 heures de présence sur les routes en 2025, contre 109 000 en 2024, et la présence de la police de la circulation a été augmentée de 5 %. Mais cet engagement peine à infléchir les pratiques. « Les comportements ont du mal à changer », déplore le colonel Johanne Gojkovic-Lette, commandant du groupement de gendarmerie de la Charente-Maritime.