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Quatre hommes mis en examen pour viols avec barbarie dans le milieu libertin en Gironde

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Le palais de justice de Bordeaux construit en 1998. Photo d’illustration. © J-F ROLLINGER/ Only France via AFP

Quatre hommes ont été mis en examen, puis placés en détention provisoire, dans une enquête pour viols avec actes de torture ou de barbarie dans le milieu libertin à Bordeaux (Gironde), rapporte l’AFP ce vendredi 11 avril confirmant une information du « Monde » et du « Parisien ». Plusieurs femmes dénoncent des sévices filmés par leur ex-conjoint, soupçonné d’être à la tête du réseau de violences sexuelles.

Mis en examen dans une enquête pour viols avec actes de torture ou de barbarie dans le milieu libertin, quatre hommes ont été placés en détention provisoire à Bordeaux (Gironde), rapporte l’AFP confirmant une information du Monde et du Parisien . Plusieurs plaignantes dénoncent des sévices filmés par leur ex-conjoint soupçonné d’être à la tête du réseau, indique l’agence de presse ce vendredi 11 avril 2025, citant un avocat et une source proche de l’enquête.

Le principal suspect « ne conteste pas les pratiques qui sont énoncées »

Ce quinquagénaire travaillant dans la maintenance, au casier judiciaire vierge selon son avocat, « ne conteste pas les pratiques qui sont énoncées, ce qu’il conteste c’est l’intentionnalité et le fait que ça puisse constituer des faits de viol », a déclaré Me Plouton.

« Il ne s’est jamais vécu et perçu comme étant quelqu’un qui commettait des infractions pénales, il se voit comme quelqu’un qui était dans la pratique du plaisir sexuel libertin, même si ce sont manifestement des pratiques extrêmes, a ajouté le conseil. Il considère que ces femmes étaient consentantes. »

Trois autres hommes, décrits par l’avocat comme « des participants très récurrents », ont également été mis en examen, a confirmé une source proche de l’enquête.

« On a déjà des éléments qui ouvrent la voie à des cercles beaucoup plus larges »

Selon Le Monde et Le Parisien, l’enquête a été ouverte après la plainte en 2023 d’une des ex-compagnes du principal mis en cause et confiée à la Section de recherches de la gendarmerie de Bordeaux.

Peu après le début de leur relation, en 2020, il lui explique être un adepte du « libertinage » et vouloir l’initier à des pratiques nouvelles pour elle. Lors de soirées présentées comme « échangistes », la victime présumée doit endurer des relations sexuelles non protégées avec plusieurs hommes en même temps, pendant toute la nuit, selon les informations collectées par les gendarmes, citées par Le Monde.

Lorsqu’elle se montre réticente, son compagnon s’agace. Parfois violent ou culpabilisant, il se montre compréhensif lorsqu’elle cherche à le quitter. Aux enquêteurs, elle décrit une relation d’« emprise » qu’il l’a conduite à une première tentative de suicide avant de déposer plainte. Après leur séparation, elle tombe dans une importante dépression et fait état de signes de stress post-traumatique, indique Le Parisien.

Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité

Plusieurs femmes ont témoigné d’insultes inscrites au marqueur sur leur corps, des rapports avec des dizaines d’hommes sans protection et le recours à des objets ou des animaux.

Des dizaines de vidéos sur disques durs ont été retrouvées au domicile du principal mis en cause, confirme son avocat. Nombre d’entre elles ont été diffusées en direct sur le site Wyylde.com.

Ces images semblent impliquer d’autres hommes. « Je ne pense pas que dans un dossier comme celui-ci, on puisse se contenter de rester sur une enquête qui se focalise sur mon client et les personnes qui, à ce jour, ont été mises en examen à ses côtés », estime Me Plouton. « Manifestement, on a déjà des éléments qui ouvrent la voie à des cercles beaucoup plus larges », indique-t-il, sans pouvoir confirmer « en l’état » une éventuelle soumission chimique des victimes, également évoquée par Le Parisien.

Les investigations ont permis « d’identifier plusieurs autres participants aux faits », selon le parquet, et de localiser le lieu de tournage de certaines vidéos : au domicile du principal mis en cause, dans des clubs libertins de la métropole bordelaise, sur la voie publique, toujours à Bordeaux mais également ailleurs, dans l’Hérault et dans le Gard. « Si l’un de ces hommes a fini par admettre qu’il avait conscience de l’absence de consentement de sa partenaire féminine, les autres affirm (ent) le contraire », fait valoir le procureur. Tous encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

L’enquête, confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Bordeaux et initialement suivie par le parquet de Libourne, près de Bordeaux, a été transmise au pôle criminel du parquet de Bordeaux en février. Deux juges d’instruction ont été saisis.

 
Ouest-France  

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