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Plus d’un Deux-Sévrien sur dix n’a pas de médecin traitant... |
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Le nombre de médecins généralistes serait malgré tout en hausse entre 2022 et 2023. Il serait passé de 268 à 308 pour 373 098 assurés © Archives PO - Nathalie BOURREAU
C’est l’un des enseignements tirés par la Caisse primaire d’assurance maladie des Deux-Sèvres sur la base d’informations collectées en 2023.
12,2 % des bénéficiaires de 17 ans et plus sont sans médecin traitant dans le département, c’est l’un des chiffres-clés dévoilés par la Caisse primaire d’assurance maladie des Deux-Sèvres en ce début d’année 2025 sur la base de données récoltées en 2023. Celles-ci font également apparaître que 4,8 % des bénéficiaires de 17 ans et plus souffrant d’une affection longue durée n’ont pas de médecin traitant. Malgré ces défaillances locales dans la prise en charge, le nombre de médecins généralistes serait en hausse entre 2022 et 2023. Il serait passé de 268 à 308 pour 373 098 assurés. La patientèle d’un médecin traitant est évaluée à 1 200 personnes.
« Deux ans, voire deux ans et demi pour un rendez-vous »
Comme le rappelait Julien Bouchereau, le responsable du département santé à la CPAM 79, en mai 2023, la situation est plus critique concernant les médecins spécialistes. En Deux-Sèvres, la moyenne est de 8,1 spécialistes pour 10 000 habitants, contre 18,8 en Nouvelle-Aquitaine et 16,6 en France métropolitaine.
L’écart est considérable
, commentait ce dernier, évoquant notamment le cas des orthophonistes, au nombre de 44 en Deux-Sèvres (1,3 pour 10 000 habitants contre 3,9 au niveau national). Hormis pour les urgences, il faut deux ans, voire deux ans et demi pour obtenir un rendez-vous ! Quand on connaît les retards d’apprentissage que cela peut générer chez les enfants qui souffrent de troubles de la parole et du langage
, déplorait celui-ci.
La pénurie de chirurgiens-dentistes – ils étaient 136 en Deux-Sèvres en 2022 – est également constatée : ils sont 3,9 pour 10 000 habitants, contre 6,1 en France et 6,4 en Nouvelle-Aquitaine. Notre département est à l’inverse mieux doté en sages-femmes (42 professionnelles, trois pour 10 000 habitantes) par rapport à la Nouvelle-Aquitaine (2,4) et à la France métropolitaine (2,5).