Pascal Rome : « Opus travaille sur le patrimoine imaginaire »... |
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Pascal Rome (à gauche) est le créateur de la compagnie Opus. © D.R.
L’Office des Phabricants d’Univers Singuliers (Opus) est une compagnie niortaise qui explore « les petits recoins de la vie » et « déshabille le réel pour lui tricoter des chandails en vrai-faux ». La compagnie de théâtre présente son spectacle « Les moulins de Monsieur Noël » au Moulin du Roc du samedi 20 au mercredi 24. Pascal Rome, son créateur, nous conte la génèse de cette hilarante conférence ambulatoire autour de moulins bretons à faire bailler les huîtres ou encore à détricoter les écharpes !
Depuis quand existe la compagnie Opus ?
La compagnie existe depuis 20 ans. Je l’ai créée avec une plasticienne et un technicien. Le projet au départ était de travailler autour d’accessoires et objets. La dimension théâtrale n’est arrivée que cinq ans plus tard. Opus est devenue une compagnie de théâtre qui s’appuie sur des objets. Opus travaille sur le patrimoine imaginaire.
Qu’est-ce que c’est le patrimoine imaginaire ?
On invente des lieux et des histoires au plus près possible d’une véritable expérience vécue. Il y a une grande précision à travers l’iconographie, l’environnement et l’axe de vie des personnages. Ce sont des pièces à conviction. Rien n’est laissé au hasard. Puis, on truque. On ajoute des éléments dysfonctionnant et absurdes. Cela crée un trouble, c’est le moment où le spectateur se laisse emporter. C’est comme pour le spectacle « Les moulins de Monsieur Noël », au début on a une carte de la Bretagne. Elle se déforme petit à petit. On raconte une autre réalité de la Bretagne.
Comment est né le spectacle « Les Moulins de Monsieur Noël » ?
C’est une commande du Pays de Guingamp. Ils souhaitaient une collection d’objets qui permettaient de mettre en valeur l’histoire des trois rivières qui ont alimenté la vie des gens du coin. On a travaillé sur des objets de récupération que les gens nous ont donnés. On a inventé une série de machines qui fonctionnent grâce à une roue de moulin à eau. Au départ, c’est donc une expo itinérante pour parler d’un territoire.
Parlez-nous de ce spectacle ?
Autour des moulins, on a créé une histoire et un spectacle. On a inventé Monsieur Noël, cantonnier à la retraite de Kerostrabell, village breton, qui est le gardien de cette collection. Je joue M. Romet, conservateur du Musée des curiosités, qui vient présenter les étranges moulins à Niort. Je suis accompagné de Sylvie Petit, de l’office de tourisme de Kerostrabell. Il y a un premier temps de conférence. Ensuite, le public est invité a circuler parmi les moulins.
Il y a une part d’improvisation ?
Le public est autonome car il peut faire fonctionner les moulins. Mais le spectacle est très écrit. Nous sommes vraiment avec le public. Il n’y a pas de quatrième mur comme au théâtre.
Il faut avoir un côté bricoleur pour inventer ces moulins ?
Oui, dans beaucoup de nos spectacles il y a des objets en mouvement comme certains que l’on trouve à Pougne-Hérisson dans la grange du forgeron Jarry. C’est un clin d’œil à Alfred Jarry.
Et pour l’entretien, ce n’est pas trop compliqué ?
Pour l’instant, ça va. Des fois, il y a des pannes en direct, mais le régisseur intervient. C’est le principe d’un spectacle, il y a la fragilité de l’acteur et celles des machines.
Samedi 20 à 19 heures
Dimanche 21 à 16 et 19 heures
Lundi 22 et mardi 23 à 20 h 30
Mercredi 24 à 16 heures
au Moulin du Roc
Tarif : 10 euros
La compagnie existe depuis 20 ans. Je l’ai créée avec une plasticienne et un technicien. Le projet au départ était de travailler autour d’accessoires et objets. La dimension théâtrale n’est arrivée que cinq ans plus tard. Opus est devenue une compagnie de théâtre qui s’appuie sur des objets. Opus travaille sur le patrimoine imaginaire.
Qu’est-ce que c’est le patrimoine imaginaire ?
On invente des lieux et des histoires au plus près possible d’une véritable expérience vécue. Il y a une grande précision à travers l’iconographie, l’environnement et l’axe de vie des personnages. Ce sont des pièces à conviction. Rien n’est laissé au hasard. Puis, on truque. On ajoute des éléments dysfonctionnant et absurdes. Cela crée un trouble, c’est le moment où le spectateur se laisse emporter. C’est comme pour le spectacle « Les moulins de Monsieur Noël », au début on a une carte de la Bretagne. Elle se déforme petit à petit. On raconte une autre réalité de la Bretagne.
Comment est né le spectacle « Les Moulins de Monsieur Noël » ?
C’est une commande du Pays de Guingamp. Ils souhaitaient une collection d’objets qui permettaient de mettre en valeur l’histoire des trois rivières qui ont alimenté la vie des gens du coin. On a travaillé sur des objets de récupération que les gens nous ont donnés. On a inventé une série de machines qui fonctionnent grâce à une roue de moulin à eau. Au départ, c’est donc une expo itinérante pour parler d’un territoire.
Parlez-nous de ce spectacle ?
Autour des moulins, on a créé une histoire et un spectacle. On a inventé Monsieur Noël, cantonnier à la retraite de Kerostrabell, village breton, qui est le gardien de cette collection. Je joue M. Romet, conservateur du Musée des curiosités, qui vient présenter les étranges moulins à Niort. Je suis accompagné de Sylvie Petit, de l’office de tourisme de Kerostrabell. Il y a un premier temps de conférence. Ensuite, le public est invité a circuler parmi les moulins.
Il y a une part d’improvisation ?
Le public est autonome car il peut faire fonctionner les moulins. Mais le spectacle est très écrit. Nous sommes vraiment avec le public. Il n’y a pas de quatrième mur comme au théâtre.
Il faut avoir un côté bricoleur pour inventer ces moulins ?
Oui, dans beaucoup de nos spectacles il y a des objets en mouvement comme certains que l’on trouve à Pougne-Hérisson dans la grange du forgeron Jarry. C’est un clin d’œil à Alfred Jarry.
Et pour l’entretien, ce n’est pas trop compliqué ?
Pour l’instant, ça va. Des fois, il y a des pannes en direct, mais le régisseur intervient. C’est le principe d’un spectacle, il y a la fragilité de l’acteur et celles des machines.
Samedi 20 à 19 heures
Dimanche 21 à 16 et 19 heures
Lundi 22 et mardi 23 à 20 h 30
Mercredi 24 à 16 heures
au Moulin du Roc
Tarif : 10 euros