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Mort de Tyah près de Bordeaux : la lycéenne de 16 ans était victime de harcèlement scolaire, selon sa famille... |
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Une lycéenne de 16 ans a été retrouvée pendue dans un parc en Gironde, un peu plus de deux semaines après avoir disparu de son domicile. Photo d’illustration. © THOMAS BRÉGARDIS / ARCHIVES OUEST-FRANCE
La famille de Tyah, l’adolescente de 16 ans retrouvée pendue à Lormont (Gironde) le 29 janvier, a pris la parole sur « BFMTV ». Selon ses proches, la jeune fille était victime de harcèlement au lycée et sa mère en avait été informée mi-décembre par l’infirmière scolaire. Des investigations sont en cours et le rectorat va également lancer une enquête administrative.
Un drame qui pourrait être lié à des violences psychologiques. Les proches de Tyah, une jeune fille de 16 ans retrouvée morte pendue à Lormont (Gironde) jeudi 29 janvier 2026, ont affirmé qu’elle était victime de harcèlement scolaire dans le lycée où elle était scolarisée, rapporte BFMTV .
L’adolescente originaire de Pessac avait disparu le 12 janvier. Après avoir déjeuné chez elle à midi, elle n’était pas retournée au lycée l’après-midi. Une enquête pour disparition inquiétante avait immédiatement été ouverte par le parquet de Bordeaux et d’importants moyens, dont des chiens et des drones, avaient été déployés pour la retrouver.
« On n’a pas eu de suivi »
La jeune fille a finalement été découverte par un promeneur, dix-sept jours plus tard, dans un parc. Son corps a été confié à l’institut médico-légal et une autopsie doit avoir lieu pour confirmer les causes de son décès. Les enquêteurs penchent pour l’instant pour la thèse du suicide.
Selon sa mère et son frère, Tyah souffrait de harcèlement. La mère l’avait appris le 18 décembre dernier lors d’un rendez-vous avec l’infirmière scolaire. « On n’a pas eu de suivi auprès du lycée pour savoir si ces personnes avaient été interpellées ou convoquées », déplore le frère de la victime.
Vers une enquête administrative
À ce sujet, le rectorat de Bordeaux est plus mesuré. « Les éléments en notre possession semblent montrer que la jeune fille a été accompagnée par son établissement sans qu’une situation de harcèlement ne soit mise en évidence », a précisé l’institution. Une enquête administrative devrait cependant être diligentée afin de faire la lumière sur cette affaire. En attendant, une cellule psychologique a été ouverte à destination des élèves et du personnel dans le lycée de la victime.
Cette affaire intervient après le suicide de Camélia, à Mitry-Mory (Seine-et-Marne). Cette jeune fille de 17 ans a mis fin à ses jours en se couchant sur les voies du RER le 13 janvier dernier. Ses proches dénoncent là aussi un manque de prise en charge de son établissement après des faits de harcèlement. Trois enquêtes (deux judiciaires et une administrative) ont été ouvertes.Â
Sur le plateau de franceinfo, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a estimé que c’est la « société entière qui est touchée » . « On a tous une part de responsabilité pour protéger nos enfants » face au harcèlement qu’il décrit comme « un phénomène massif et pernicieux ».Â
Obtenir de l’aide en cas de besoinÂ
Si vous avez besoin d’aide, la ligne Suicide écoute est joignable 24h/24 et 7j/7 au 01 45 39 40 00. D’autres informations sont également disponibles sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.Â
Pour signaler toute situation de harcèlement ou de cyberharcèlement, que vous soyez victime ou témoin, vous pouvez contacter le 3020 (harcèlement à l’école) et le 3018 (cyberharcèlement). Ces numéros, gratuits et anonymes, sont joignables du lundi au samedi, de 9 h à 20 h. D’autres informations sont également disponibles sur le site du ministère de l’Éducation nationale.Â