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MaPrimeRénov’ : un million d’euros détournés, trois personnes interpellées en Charente-Maritime... |
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Trois personnes sont suspectées d’une vaste escroquerie au dispositif MaPrimeRénov', en Charente-Maritime. Photo d’illustration. © Annawaldl / Pixabay
En Charente-Maritime, trois personnes devront notamment répondre d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée devant la justice, au mois d’avril. Elles sont soupçonnées d’avoir détourné environ un million d’euros via une escroquerie au dispositif MaPrimeRénov'.
Soupçonnés d’escroquerie à  MaPrimeRénov', deux hommes de 38 et 41 ans et une femme de 38 ans ont été arrêtés mardi 24 mars 2026. Les victimes, une cinquantaine, sont des artisans, mais aussi des particuliers, rapporte ici La Rochelle .
Usurpation d’identités
Leurs agissements ont été révélés grâce à la plainte déposée par un artisan en décembre 2024, indique Sud Ouest . L’enquête des gendarmes avait permis d’identifier les trois suspects. La femme, gérante d’une société de conseil, se faisait passer pour un Accompagnateur Rénov'. Elle proposait aux clients la réalisation de travaux de rénovation énergétique entièrement pris en charge par l’État, grâce aux aides.
La femme déposait les dossiers de demande de subventions en indiquant les noms de sociétés réelles et agréées RGE (reconnues garantes de l’environnement). Sauf qu’elle usurpait leur identité. Ce n’étaient pas les artisans mentionnés sur les devis qui intervenaient, mais d’autres, non qualifiés RGE. Des malfaçons ont été constatées à plusieurs reprises.
Un million d’euros de préjudice
Par ailleurs, l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) ne versait pas les aides aux clients, mais directement à la société de conseil que la mise en cause dirige. Au total, le préjudice est estimé à un million d’euros.
Les suspects nient les faits reprochés. Une perquisition a permis de saisir des voitures, des vêtements de luxe, du matériel hi-fi et informatique ainsi que près de 3 000 € sur des comptes bancaires. Les mis en cause sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Saintes (Charente-Maritime), le 24 avril 2026. Ils devront répondre d’escroquerie en bande organisée et de blanchiment en bande organisée. La femme est également poursuivie pour travail dissimulé, abus de biens sociaux et fausse déclaration pour obtenir une prestation ou un paiement indu d’un organisme public.