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La France insoumise : Laurent Nuñez « assume totalement » le classement du parti à l’extrême gauche... |
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Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez lors d’un déplacement à Nantes, le 2 février 2026. © Franck Dubray / Ouest France
Le ministre de l’Intérieur était invité sur « BFMTV » ce lundi 9 février. Il a expliqué pourquoi il avait décidé de classer La France insoumise à l’extrême gauche. Une décision qu’il « assume » malgré les nombreuses critiques.
La décision continue d’être très critiquée. Mais Laurent Nuñez « l’assume totalement ». Pour les prochaines élections municipales, la France insoumise a été classée à l’ « extrême gauche » et non plus « à gauche » comme les années passées.
« Il y a six blocs et on a fait passer LFI du bloc de gauche au bloc d’extrême gauche. Cela a été décidé parmi un faisceau d’indice », a expliqué Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, sur BFMTV ce lundi 9 février 2026. Le ministre a cité trois raisons pour expliquer ce nouveau classement : « Il y a une remise en cause très forte de l’autorité judiciaire, des médias et les accusations systématiques de la police », « il y a une forme de mésalliance au sein du bloc de gauche avec LFI qui appelle à sanctionner les socialistes » et « on peut considérer que LFI s’éloigne un peu de nos valeurs universalistes républicaines en donnant la primauté aux aspects communautaires de l’organisation de la société », selon lui.
De nombreuses critiques
Ce classement de LFI à l’extrême gauche avait été très critiqué. Jean-Luc Mélenchon avait par exemple dénoncé un « trucage » digne d’une « république bananière ». Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a affirmé de son côté qu’il n’était « pas juste », notamment politiquement, de classer La France insoumise à l’extrême gauche.
« Je ne décide pas à la Trump, on ne truque pas les étiquettes politiques », a répondu Laurent Nuñez ce 9 février.
La France insoumise, même si elle porte un programme de rupture avec le capitalisme, est généralement classée à gauche, comme l’avait confirmé une décision du Conseil d’État en 2024. Les Insoumis ont déposé un recours devant le Conseil d’État.