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Élections législatives au Japon : la Première ministre Sanae Takaichi réussit son pari en obtenant la majorité absolue... |
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La Première ministre japonaise Sanae Takaichi, cheffe du Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir, s’adresse aux médias au siège du PLD le jour des élections générales, le 8 février 2026, à Tokyo, au Japon. © Getty Images via AFP
En remportant 316 des 465 sièges à l’issue des élections législatives dimanche 8 février, la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi a permis à son parti de retrouver la majorité absolue à la Chambre basse du Parlement.
Supermajorité
pour la nationaliste Sanae Takaichi, titraient les médias japonais, ce lundi matin. À l’issue d’une nuit électorale historique, les résultats des législatives, qui se sont déroulées dimanche 8 février 2026 sous d’importantes chutes de neige, sont implacables : la coalition au pouvoir occupe désormais 354 sièges à la Chambre basse du Parlement sur 465. Les deux tiers.
Un résultat qui donne à Sanae Takaichi une lourde, très lourde responsabilité pour rendre le Japon plus fort et plus prospère
, selon ses mots.
Défaite pour le parti centriste
Le mois dernier, Sanae Takaichi jouait un coup de poker : celui de dissoudre la Chambre basse dans l’espoir de permettre au Parti libéral démocrate de retrouver la majorité. Portée par une vague de popularité, Sanae Takaichi, qui fait particulièrement mouche auprès des jeunes, a gagné son pari.
Dans l’opposition, les partis de Gauche ne disposent plus que d’une dizaine de sièges dans la Chambre basse. Le nouveau parti centriste, coalition du Kômeito et du Parti constitutionnel démocratique du Japon (CDPJ), n’a pas rassemblé. Le CDPJ encaisse une lourde défaite, passant de 167 à 49 sièges.
Les coudées franches pour la Première ministre
La victoire de Sanae Takaichi devrait lui donner une plus grande marge de manœuvre en matière d’économie et de sécurité. Elle pourrait stimuler un large éventail d’actions, notamment celles des entreprises du secteur de la défense et des fabricants de produits alimentaires qui pourraient bénéficier d’une réduction de la taxe à la consommation. Le budget fiscal 2026, dont le vote a été ajourné en raison du scrutin, pourrait être drastiquement revu.
Sanae Takaichi va aussi pouvoir s’attaquer à l’article 9 de la Constitution qui garantit l’engagement pacifique de l’archipel. À l’image de son prédécesseur Shinzo Abe, Sanae Takaichi n’a jamais caché sa volonté de le modifier. Dimanche, elle expliquait vouloir obtenir l’adhésion de la communauté internationale concernant les visites du sanctuaire controversé Yasukuni. Ce lieu, symbole du passé militariste nippon, honore la mémoire de 2,5 millions de soldats morts pendant les guerres mais aussi des criminels de guerre.
Après la confirmation des résultats, son premier tweet a été pour le président américain Donald Trump qui lui avait exprimé son soutien. J’ai hâte de me rendre à la Maison-Blanche au printemps et de poursuivre notre collaboration afin de renforcer davantage l’alliance entre le Japon et les États-Unis.