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Dordogne : une patiente tuée dans un foyer pour personnes handicapées, une autre résidente suspectée... |
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Une enquête a été ouverte après la mort d’une patiente d’un foyer pour personnes handicapées de Saint-Pierre-d’Eyraud (Dordogne), dans la nuit du 12 au 13 février 2026. Photo d’illustration. © GOOGLE STREET VIEW
Une résidente d’un foyer pour personnes handicapées, à Saint-Pierre-d’Eyraud (Dordogne), a été retrouvée morte dans la nuit du 12 au 13 février. La principale suspecte du meurtre est une autre pensionnaire, âgée de 33 ans. Elle a été hospitalisée avant d’être interrogée mardi 3 mars par les gendarmes de la brigade de recherches de Bergerac, en charge de l’enquête.
Une patiente d’un foyer pour personnes handicapées de Saint-Pierre-d’Eyraud (Dordogne) est soupçonnée de meurtre. Dans la nuit du 12 au 13 février 2026, la trentenaire aurait tué une autre résidente, âgée de 61 ans, dans une institution de la Fondation John-Bost, rapporte Sud Ouest .
La victime, atteinte de trisomie 21, a été retrouvée morte dans sa chambre par les aides-soignants. L’alerte avait été donnée par une autre résidente, assurant qu’il « s’était passé quelque chose de grave ». Les secours sont rapidement intervenus sur place, mais n’ont pu que constater le décès de la sexagénaire. Selon l’autopsie, elle aurait été victime d’un étouffement ou d’une strangulation.
La question de la responsabilité
Comme le précise ici Périgord , la résidente qui a averti le personnel est la principale suspecte. Atteinte d’un « trouble du spectre autistique atypique », elle a été hospitalisée en psychiatrie peu après les faits. Elle n’a pu être entendue par les forces de l’ordre que le mardi 3 mars. Le parquet de Bergerac a annoncé qu’elle avait partiellement reconnu les faits, sans donner plus d’explications.
C’est le parquet de Périgueux qui a repris l’affaire. Le personnel de l’établissement a été entendu, mais ce n’est pas le cas de la voisine de chambre de la victime. Même si elle était présente au moment des faits, elle ne peut pas parler à cause de son handicap. Désormais, les investigations se concentrent sur la principale suspecte afin de déterminer si elle peut être considérée comme pénalement responsable de ses actes ou non.
Un accompagnement psychologique
« Nous accueillons un public très complexe et des décès inexpliqués arrivent assez régulièrement », a réagi auprès de Sud-Ouest le directeur général de la Fondation John-Bost, Guillaume de Clermont. Celui-ci confirme qu’une cellule d’accompagnement psychologique a été proposée aux soignants et aux résidents : « Ce sont des moments très compliqués car on crée des liens avec les personnes qui sont accueillies souvent sur une très longue durée ». Un service funèbre a également été organisé pour la famille de la défunte.