Débat : Seriez-vous prêts à faire vos courses alimentaires en ligne ?160 |
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Débat : Seriez-vous prêts à faire vos courses alimentaires en ligne ? © Crédits : Tevarak sur iStock
En Europe, une vente alimentaire sur 10 se fait désormais sans que le consommateur ne mette les pieds dans un magasin.
Et vous, faites-vous partie de ces personnes qui préfèrent remplir leur caddie directement en ligne ?
Si oui, êtes-vous adeptes du drive ? de la livraison ? des offres Amazon ?
Si non, pour quelle raison préférez-vous vous déplacer en magasin ?
Plus globalement, quel regard portez-vous sur le développement des livraisons de courses alimentaires ?
Cette semaine, Arte diffusait « Hypermarchés, la chute de l’empire », une enquête sur les méthodes de la grande distribution menée Rémi Delescluse. On y découvre comment la guerre des prix conduit les grandes enseignes à mettre sous pression leurs fournisseurs et même leurs franchisés.
La seconde partie du documentaire se penche sur l’arrivée d’Amazon sur le marché de l’alimentaire. Une révolution qui conduit les acteurs historiques à accélérer le développement des livraisons de produits alimentaires à domicile. On y apprend notamment qu’en Europe, une vente alimentaire sur 10 se fait désormais sans que le consommateur ne mette les pieds dans un magasin.
Drive et drive piéton : un essor accéléré par le CovidÂ
En 2020, la part de marché du e-commerce dans le marché de l’alimentaire était en moyenne de 7,8 % (soit deux points de plus qu’en 2019). Durant la crise sanitaire, le drive a connu une croissance de 50% selon Michel-Édouard Leclerc. Un phénomène qui s’explique simplement par la peur de contracter le virus dans les supermarchés. En parallèle, de plus en plus de drives piétons s’installent dans les centres-villes.
La plupart des grandes enseignes qui proposent un service de drive proposent aussi la livraison à domicile (Chronodrive, Cora, Carrefour, Super U…) Par exemple, chez E. Leclerc, la livraison est possible dès 50 euros d’achat et pour un montant de 9,90 euros.Â
Livraisons de courses : le sprint est lancé
Yandex, Gorillas, Cajoo… Ces noms ne vous disent peut-être rien. Ces entreprises, déjà implantées à Paris, pourraient bientôt proposer leurs services dans d’autres grandes villes de province. Leur créneau : la livraison de courses ultra-rapide, avec des promesses de livraison en moins de 15 minutes, voire même moins de 10 minutes. Pour y parvenir, ces start-up n’ont même plus réellement de magasin, mais des « dark stores », c’est-à -dire plusieurs petits entrepôts dans lesquels les préparateurs de commandes ont pour consigne de toujours aller plus vite.Â
Amazon : futur leader du marché mondial ?Â
C’est une question qu’on peut se poser au terme du documentaire « Hypermarchés, la chute de l’empire ». On y apprend qu’en rachetant la chaîne d’hypermarchés Whole Foods en 2017, Amazon a fait frissonner tout le marché, faisant même dégringoler les cours des actions en bourse de ses concurrents.Â
Mais pourquoi ce géant du numérique a-t-il racheté des supermarchés ? À en croire les personnes interrogées par Rémi Delescluse, Amazon envisage plus ces magasins comme une stratégie que comme un projet. Concrètement, la société est tellement riche qu’elle peut se permettre de casser les prix de produits de grandes consommation afin de fragiliser ses concurrents. Les magasins sont aussi un moyen de fidéliser la clientèle, notamment en la poussant à souscrire à un abonnement Amazon Prime pour pouvoir accéder aux promotions. Par ailleurs, la création de supermarchés hyperconnectés Amazon Fresh permet de mieux connaître les habitudes alimentaires des individus, pour ensuite les viser plus efficacement en ligne. Une des finalités étant pour Amazon de réussir à vendre de plus en plus de produits alimentaires en ligne !Â
Comme pour le non-alimentaire, Amazon continue de proposer ce qui lui a permis de dominer le marché : le retour gratuit pour les clients abonnés Amazon Prime.Â
Faire ses courses alimentaires en ligne : les pour
- Gain de temps (surtout quand promesse de livraison rapide)
- Pratique pour gérer son budget puisqu’on a un œil sur le total des courses au fur et à mesure qu’on remplit son panier virtuel
- Évite les « craquages », c’est-à -dire les achats impulsifs qu’on peut faire en passant devant un produit en rayonÂ
- Pourrait permettre d’en savoir plus sur les produits (En Chine, JD Com permet par exemple de connaître les avis des autres consommateurs sur un produit alimentaire avant de le commander)
Faire ses courses alimentaires en ligne : les contre
- On ne peut pas voir le produit qu’on achète (l’avocat sera-t-il mûr ? les pommes ne le seront-elles pas trop ?)
- Moins d’humain : ne plus se déplacer en magasin, c’est aussi ne plus échanger avec les hôtesses de caisse, ne plus croiser une connaissance dans un rayon, ne plus demander des conseils au boucher…Â
- Suppression d’emplois : le groupe Casino a d’ores et déjà créé un dark store dans lequel des robots ont replacé les employés pour préparer les commandes
- Des publicités ciblées pour des livraisons express ? Un sac contenant une boîte de nouilles instantanées, un paquet de chips, un yaourt et une banane, livré en moins de 10 minutes à son bureau, voilà une publicité qui pourrait « faire craquer » plus d’un internaute si elle s’affichait sur son écran de travail à 11h55 !Â
Alors faire ses courses alimentaires en ligne : pour ou contre ?
Voir le documentaire « Hypermarchés, la chute de l’empire » en replayÂ
Disponible jusqu’au 17/12/2021
Non quant on peut faire autrement Je pense qu'.Il faut privilegier les circuits courts et la communication sans pour autant supprimer les magasins terrestres. .C'est une manière de voir ce que l'on achète de sentir les odeurs des produits de preserver l'emploi et de partager avec les professionnels du commerce et d'autres consommateurs sur le développement du bio. Ferdinand.