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Congé paternité. Dix papas publient une tribune pour réclamer son allongement à « un mois minimum »... |
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Les signataires de la tribune, dix papas, souhaitent que le congé paternité soit d’un mois minimum (photo d’illustration). © Getty Images/iStockphoto
Sur le site internet Histoires de papas, ils viennent de publier une tribune, accompagnée de dizaine de témoignages où ils parlent des choix qu’ils ont faits au moment de la naissance de leur enfant.
« Créer plus de liens avec son enfant dès la naissance, pour mieux accompagner le second parent et pour impacter sur l’égalité femmes-hommes. » C’est l’argument de dix papas qui ont décidé, à l’occasion de la fête des Pères ce dimanche 21 juin, d’écrire une tribune pour demander un allongement du congé paternité. Ses objectifs : « Remettre l’augmentation du congé paternité au sein du débat sociétal et politique, faire bouger les lignes et mobiliser les parents sur le sujet. »
Cette « Tribune de papas engagés » demande que le délai légal de onze jours passe à « un mois minimum ». Ces papas-là souhaitent que le débat soit relancé « pour que chaque père puisse avoir le choix d’un congé paternité plus long, pour que chaque mère ne soit pas seule le mois qui suit la naissance » et « pour que l’égalité femmes-hommes soit aussi un sujet d’hommes ».
Des témoignages
La secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a, elle aussi, abordé le congé paternité, début juin, dans le cadre de l’ouverture d’un débat sur l’harmonie entre vie professionnelle et vie familiale. Une proposition de loi a également été déposée par le groupe de la Gauche démocrate et républicaine, pour rendre obligatoire un congé paternité jusqu’à 21 jours.
La tribune est accompagnée de témoignages de papas. Chacun évoque à sa façon les choix qu’il a faits au moment de la naissance de son ou ses enfants. Certains expliquent ne pas l’avoir pris parce qu’ils venaient d’obtenir une promotion, d’autres que ça n’était pas possible puisqu’ils venaient de commencer leur contrat de travail, ou encore que les revenus du foyer n’étaient pas suffisants… Tous regrettent de ne pas avoir passé plus de temps avec leur enfant à ce moment-là , et de ne pas avoir pu assurer le relais auprès de leur compagne comme ils l’auraient souhaité.