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Commerce. « Du bruit dans la cuisine » cherche un repreneur pour ses 34 points de vente2 |
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L’enseigne rennaise, créée en 2001, compte aujourd’hui trente-quatre magasins en France, la plupart dans des centres commerciaux comme Alma à Rennes. © DR
Confrontée à une baisse de fréquentation dans ses magasins, l’enseigne Du bruit dans la cuisine, créée il y a dix-sept ans à Rennes, a été placée en redressement le 30 janvier. L’entreprise de 260 salariés (34 points de vente) est en négociation avec des repreneurs potentiels.
Matériel culinaire, arts de la table, épicerie fine… Du bruit dans la cuisine s’est fait un nom auprès des amateurs de petits plats à faire soi-même. L’enseigne, créée en 2001 à Rennes par la famille Lafosse, a ouvert son premier magasin à Nantes, puis un deuxième à Rennes Alma. Dix-sept ans plus tard, c’est un réseau de 34 boutiques implantées pour la plupart dans des centres commerciaux de grandes villes, dont trois à Paris (gare Saint-Lazare, Forum des halles et Beaugrenelle).
« Des lieux de passage qui ont contribué à notre développement et à asseoir notre notoriété » , explique Simon Lafosse, directeur opérationnel de cette entreprise qui emploie 260 salariés, dont une trentaine au siège de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, où l’enseigne exploite également une plateforme logistique.
Baisse des ventes, hausse des charges
Mais depuis quelques mois, la société fait face à des vents contraires, sur un marché des arts de la table qui suscite l’appétit de nombreux acteurs spécialisés (Culinarion, Alice Délice, Ambiance et styles) ou généralistes (Ikea, Alinéa, Amazon…). « Nous sommes sur un marché ultra-concurrentiel, porté ces dernières années par les émissions culinaires télévisées et le goût des Français pour le bien manger. »
Du bruit dans la cuisine a vu ses ventes en magasin chuter de 5 à 10 % ces dernières années. « On assiste à un changement de comportement des consommateurs, qui fréquentent moins les centres commerciaux, au profit des magasins de proximité et des sites de vente en ligne » , explique le directeur de l’enseigne, qui a lancé son propre site d’e-commerce en octobre. « Dans le même temps, les loyers et charges (énergie, propreté, sécurité…) appliqués par les propriétaires de centres commerciaux ont beaucoup augmenté, elles dépassent parfois 30 % de nos coûts d’exploitation dans certains de nos magasins. »
L’impact des Gilets jaunes
Moins de fréquentation en magasins, plus de charges… « A cela s’est ajouté le mouvement des Gilets jaunes qui a pesé sur nos ventes de fin d’année, une période où nous faisons habituellement 40 % de notre chiffre d’affaires , ajoute Simon Lafosse. Ces effets conjugués nous ont conduits à envisager la cession de l’entreprise, c’est pourquoi nous avons sollicité le placement en redressement judiciaire afin d’accélérer la négociation entamée avec des repreneurs potentiels. »
Des négociations que l’entreprise familiale espère voir aboutir dans les six mois. « En janvier, nous avons informé nos salariés de manière transparente, nos fournisseurs nous suivent, notre objectif commun étant d’assurer la pérennité de l’enseigne et des emplois. »
Rien d'étonnant à cette situation pour ces boutiques qui proposent tout et rien à la fois ..... un peu de vaisselle, un peu d'ustensile, un peu d'électroménager, un peu d'épicerie fine, un peu d'édition ..... mais aucune gamme complète et construite permettant un vrai choix ... le tout proposé à des tarifs prohibitifs .....
Ajouté à cela, une direction générale pratiquant un mode de recrutement, de gestion du personnel et de conditions de travail dénuées de tout respect, générant un turn-over permanent (notamment chez les animateurs du réseau) ...
C'est une vraie chance pour cette flotte de magasins de passer aux mains d'autres dirigeants ..!!!