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Affaire Epstein. Le chef des travaillistes écossais réclame la démission du Premier ministre britannique Keir Starmer... |
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Le leader du Parti travailliste écossais, Anas Sarwar, répond aux questions lors d’une conférence de presse au Pollok Community Centre, le 4 février 2026, à Glasgow, en Écosse. © JEFF J MITCHELL / AFP
Lundi 9 février, Anas Sarwar, le chef du parti travailliste écossais, a appelé le Premier ministre britannique à démissionner en raison du scandale Mandelson-Epstein. Keir Starmer a nommé en 2024 Peter Mandelson au poste d’ambassadeur britannique aux États-Unis, alors que ce dernier avait des liens connus avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Le chef du parti travailliste écossais, Anas Sarwar, a appelé lundi 9 février 2026 Keir Starmer à démissionner en raison du scandale Epstein-Mandelson, fragilisant plus encore la position du Premier ministre britannique, indique l’Agence France-Presse (AFP).
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Pas question de démissionner pour Keir Starmer
Après la démission de son chef de cabinet, Morgan McSweeney, et de son directeur de la communication, Tim Allan, le Premier ministre britannique, au pouvoir depuis juillet 2024, avait exclu quelques heures plus tôt de démissionner selon son porte-parole, qui a souligné qu’il restait « concentré sur son travail ».
En 2024, Morgan McSweeney avait « conseillé » au chef du gouvernement de nommer Peter Mandelson au poste d’ambassadeur à Washington, en dépit de ses liens connus avec le pédocriminel Jeffrey Epstein.
Ce lundi, Anas Sarwar, le chef du Labour en Ecosse, un bastion du parti travailliste, s’est joint aux appels à la démission de Keir Starmer, qui étaient jusque-là cantonnés à l’opposition et à quelques députés travaillistes. « Il faut mettre fin à ce sujet de distraction, la direction de Downing Street doit changer », a déclaré Anas Sarwar.
Des élections à haut risque pour le Labour
Ces difficultés tombent mal pour le dirigeant travailliste, très impopulaire, à moins d’un mois d’une élection législative partielle dans le nord-ouest de l’Angleterre et à trois mois d’élections locales à haut risque pour le Labour avec la montée en puissance du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage.
Keir Starmer doit à nouveau s’exprimer en fin de journée devant le groupe parlementaire travailliste.
En attendant, plusieurs poids lourds du gouvernement, dont la ministre des Finances Rachel Reeves, celle des Affaires étrangères Yvette Cooper et le ministre de la Justice David Lammy ont affiché leur soutien au chef du gouvernement.
Des perquisitions ont eu lieu chez Peter Mandelson
Keir Starmer avait nommé en décembre 2024 Peter Mandelson ambassadeur à Washington, un poste hautement stratégique avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Mais il a dû le démettre de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents détaillant l’ampleur de ses liens avec le pédocriminel.
De nouveaux documents récemment rendus publics ont relancé la polémique, semblant montrer que Peter Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre entre 2008 et 2010. La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson.
Keir Starmer tente depuis d’éteindre le scandale, sans vraiment y parvenir. Il a d’abord affirmé regretter d’avoir nommé Peter Mandelson. Il a ensuite présenté ses excuses jeudi auprès des victimes de Jeffrey Epstein, se disant « désolé d’avoir cru aux mensonges de (Peter) Mandelson et de l’avoir nommé », tout en faisant part de sa volonté de rester à Downing Street.