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« Le diplôme » sur TF1 : retour sur les bancs de l’école pour six acteurs sensibles... |
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Camille Lellouche, Clémentine Célarié et Bernard Campan dans « Le diplôme » sur TF1. © PHILIPPE LEROUX/HABANITA/FEDERATION/TF1
La créatrice de « Lycée Toulouse-Lautrec » et « Les randonneuses » revient avec une mini-série bouleversante. Dans « Le diplôme », six adultes aux destins bien différents s’entraînent pour passer le bac, surmontent leurs épreuves personnelles et apprennent à vivre ensemble. Une série coup de cœur, portée par un casting cinq étoiles, de Clémentine Célarié à Bernard Campan.
Leila (Camille Lellouche), 39 ans. Hussein (Ahmad Kontar), 26 ans. Jen (Julie Sassoust), 21 ans. Pierre (Guillaume Labbé), 35 ans. Sam (Bernard Campan), 66 ans ou encore Delphine (Clémentine Célarié), 60 ans. Ils sont retraités, mère de famille, repris de justice ou en demande de naturalisation. Leur seul point commun ? Ils ont tous décidé de s’inscrire dans un lycée pour passer le bac. Une formalité pour d’autres, mais un bout de papier qui pourra changer la vie de ces candidats pas comme les autres.
Fanny Riedberger ( Lycée Toulouse-Lautrec et Les randonneuses) , raconte ici le quotidien de ces adultes courageux, aux parcours de vie cabossés. « J’ai vu un jour un documentaire sur ce lycée unique en France. On y croise toutes les classes sociales, détaille la productrice et scénariste. J’ai eu envie de raconter ces différents parcours dans une dramédie (un drame mêlé à de la comédie, N.D.L.R.). » Pour chacun de ces personnages au caractère bien trempé, ce diplôme, c’est l’espoir d’une nouvelle vie. Violences conjugales, cyberharcèlement, immigration, parentalité… Chaque épisode aborde avec brio une thématique forte, en lien avec l’un des six protagonistes de cette joyeuse bande improvisée.
Une série choc mais lumineuse
À commencer par Clémentine Célarié, qui trouve peut-être avec Delphine le rôle le plus bouleversant de sa carrière. Ce rôle, c’est celui d’une femme battue, qui voit dans le bac le seul moyen de s’émanciper de son mari, joué par un Charles Berling aussi bon que glaçant. « C’est libérateur d’exprimer son histoire dans un rôle, mais ça fait aussi bizarre, confie l’actrice, qui a été elle-même victime de violences conjugales à deux reprises. Ce n’est pas du courage de ma part de me replonger dans ce sujet parce que je suis portée par l’envie de briser le tabou autour des femmes battues. »
À écouter : PODCAST. Clémentine Célarié, engagée sur tous les fronts
Heureusement, Delphine peut compter sur ses nouveaux amis, tous campés par des acteurs émouvants, et dont la variété de profils aide le téléspectateur à s’identifier facilement. La force du collectif, l’amour, la solidarité, l’espoir… Autant de valeurs portées par une série qui évite le pathos et une fin facile. Si l’émotion guette rapidement, Le diplôme parvient sans encombre à rester une série drôle et lumineuse. On valide, mention très bien.
TF1 , 21 h 10.