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Vers de nouveaux records de températures ? Le phénomène El Niño de retour à partir de cet été... |
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Un corail blanchi par le courant El Nino, dans l’océan Pacifique. © Damocean/Getty Images / iStockphoto
Selon l’agence américaine NOAA, ce puissant système météorologique devrait se remettre en marche vers le mois de juin. La formation d’El Niño dans l’océan Pacifique pourrait faire grimper les températures mondiales à des niveaux records fin 2026, début 2027.
Le phénomène météorologique de l’océan Pacifique El Niño devrait faire son retour cet été. Cela signifie un risque accru de pluies extrêmes, de violentes tempêtes et de sécheresse, dans plusieurs régions du globe.
60Â % de chances
Pour la fin de l’été et au-delà , il y a 50 à 60 % de chances qu’El Niño se forme, bien que l’incertitude des modèles reste considérable et que les prévisions faites à cette période de l’année aient tendance à être moins précises
, a déclaré le jeudi 12 février, le Centre de prévision climatique de l’Administration américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA).
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Étudié sous nom complet - oscillation australe El Niño (ENSO, en anglais), El Niño apparaît environ tous les trois à sept ans et dure généralement entre neuf et douze mois. Le dernier épisode 2023-2024 a été un facteur majeur de températures mondiales record, l’atmosphère absorbant la chaleur de l’océan. Il a probablement ajouté environ 0,12 °C aux températures mondiales en 2024
, selon le chercheur Zeke Hausfather, du groupe de recherche indépendant Berkeley Earth (basé aux États-Unis).
Des océans toujours plus chauds
La chaleur des océans est un indicateur important du changement climatique. En 2025, elle a atteint un niveau record pour la cinquième année consécutive.
Le déplacement d’eau chaude causé par El Niño peut provoquer de fortes tempêtes hivernales, des glissements de terrain et des inondations le long de la côte Pacifique et du sud-ouest des États-Unis. Il peut aussi retarder la saison des pluies de mousson vitale en Inde et déclencher des sécheresses et des feux de forêt en Australie et en Asie du Sud-Est. L’Europe est généralement moins affectée directement par le phénomène.
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Plusieurs experts de l’ENSO suggèrent toutefois que ce retour possible d’El Niño dans le Pacifique pourrait faire grimper les températures mondiales à des niveaux records fin 2026 et en 2027. Peut-être encore plus chaudes que les trois dernières années, qui figurent parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées.
La Niña s’estompe : un signe
Dans l’hémisphère sud, le Bureau météorologique australien a aussi publié la semaine dernière un bulletin confirmant : Certains modèles suggèrent la possibilité d’un développement d’El Niño à partir de juin.
Un des signes est l’affaiblissement de l’épisode La Niña actuel, un phénomène inversé, caractérisé lui par des eaux plus froides dans l’est du Pacifique. Car le cycle des températures océaniques dans le Pacifique est ainsi réglé : à mesure que La Niña s’estompe, le Pacifique passe à une phase neutre, puis à un phénomène El Niño qui se développe lentement…